Environnement & Sécurité : Protéger les Poumons du Monde et les Peuples Autochtones

La défense des droits humains ne peut être dissociée de la protection de notre environnement. En République Démocratique du Congo, cette connexion est vitale et urgente. Notre forêt est le deuxième poumon de la planète, et ses gardiens ancestraux, les peuples autochtones, sont parmi les plus menacés.

Le Congo, un « Pays Solution » pour le Climat

La RDC abrite plus de 60 % de la forêt tropicale du bassin du Congo, un écosystème qui joue un rôle crucial dans la séquestration du carbone mondial. Nous sommes conscients de cette responsabilité planétaire. C’est pourquoi la RDC a été proclamée « pays solution » pour le climat. La protection de notre forêt n’est pas seulement une question nationale, c’est une contribution essentielle à l’équilibre de notre planète. Le gouvernement a mis en place un arsenal juridique, incluant un Code Forestier et une loi sur l’environnement, pour assurer cette protection.

Le Lien Tragique entre Conflit et Environnement

Il est impossible de parler de protection de l’environnement en RDC sans aborder la question de la sécurité. Comme je l’ai souligné lors du World Impact Summit, « on ne peut pas dissocier les conflits politiques, militaires et la protection de l’environnement ». Les groupes armés et les terroristes qui déstabilisent l’Est de notre pays se cachent dans nos forêts, pillent nos ressources naturelles et terrorisent les populations locales. La protection de notre patrimoine naturel est donc intrinsèquement liée à la restauration de la paix et de l’autorité de l’État.

La Défense des Droits des Peuples Autochtones

Les premiers gardiens de la forêt sont les peuples autochtones. Leur savoir ancestral est indispensable à une gestion durable des écosystèmes. C’est pourquoi la promulgation d’une loi sur la protection des peuples autochtones est une avancée fondamentale. Mon message à ce sujet est sans équivoque : « Défendre les droits des peuples autochtones, c’est défendre la voie de l’humanité vers l’équité, la durabilité et la justice pour tous. Nous sommes prêts à collaborer, mais notre message est clair : rien ne doit être fait pour les peuples autochtones sans les peuples autochtones ».